mardi 18 octobre 2011

Le chantier continue...

Comme convenu, nous avons été reçu Pierre de Bethmann, Alex Dutilh et moi-même, le lundi 17 octobre au matin par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, qui avait aussi convoqué à ce rendez-vous Georges-François Hirsch (directeur de la Direction Générale de la Création Artistique), André Cayot (chargé des musiques actuelles à la DGCA) et Pierre Lungheretti, directeur adjoint du Cabinet du ministre. 

Nous avons d'abord exposé les difficultés croissantes que connait toute la filière du jazz en France, en insistant bien sur le nombre toujours plus grand de musiciens qui sortent des lieux de formation et qui doivent s'insérer dans un marché toujours plus sinistré. Nous avons insisté aussi sur l'urgence qu'il y a à développer la diffusion - en France et à l'export - en soulignant la nécessité de maintenir et développer sur tout le territoire des petites salles (jauge de 150 à 200 places) qui sont essentielles à la vie et au développement du jazz. C'est là que monte la sève de cette musique et que se nouent les liens intangibles entre les musiciens et le public. 

Nous avons également évoqué la difficulté du jazz a rester visible avec la disparition des labels et notamment des majors qui avaient grandement contribué à son essor dans les années 90, et la complexité aussi à faire vivre cette musique dans le réseau des Smac dont elle relève pourtant, comme nous l'avons vu pendant nos rencontres professionnelles de Tourcoing qui furent très enrichissantes (bravo à toute l'équipe organisatrice). 

Le ministère a publié un communiqué aujourd'hui, repris par l'AFP, et nous avons pris rendez-vous à la DGCA lundi 24 octobre toujours avec André Cayot, Pierre de Bethmann, Alex Dutilh et moi-même pour mettre en place le groupe de travail qui doit produire un premier rapport d'étape que le ministre a demandé qu'on lui remette avant la fin de l'année.

C'est une opportunité inédite qui nous est offerte de poser des choses avec toute la filière, mais surtout c'est l'occasion pour les musiciens, et notamment les musiciens de clubs - tous styles, conditions sociales et générations confondus - de se faire entendre par la puissance publique. Nous allons probablement poser une réunion très prochainement à l'Umj à Paris, mais il va falloir aussi mettre en place des processus qui permettent aux musiciens de province de participer à cette aventure. Sacré chantier en somme...

Laurent.