vendredi 28 février 2014

Le temps des créateurs

Comme promis, voici la conférence gesticulée de Franck Lepage donnée le 16 mars 2011 au théâtre Le Grand Parquet de Paris et intitulée :

L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu. 

C'est long - près de trois heures et demie - et indispensable. Il faut dire que l'homme sait de quoi il parle quand il traite des questions culturelles en France puisqu'il a travaillé au sein des institutions du même nom pendant des années.

Il évoque entre autre la mémoire de Christiane Faure qui après la guerre a tenté de mettre en place en Algérie une "éducation populaire" et qui a vite déchanté. Il dézingue la sacrosainte figure du créateur apparue sous Jack Lang et qu'il compare si justement à celle du patron. Il dit de l'Art Contemporain qu'il a dorénavant cette vertu de convainvre les classes moyennes de faire alliance avec la classe dominante plutôt qu'avec les classes populaires. Il dit des choses aussi simples que l'art contemporain n'est pas l'art d'aujourd'hui. Il évoque le rapport étroit qui le lie aux trois M, marché, médias, ministère, et le diktat de la nouveauté pour l'obtention de subventions auprès des institutions qui vont jusqu'à aider des pratiques encore en devenir (les pratiques émergentes). Ça vous rappelle quelque chose ?




Du coup, je ne peux pas ne pas poster un teaser du spectacle de la comédienne Rafaele Arditti intitulé Madame Laculture, où là encore, tous ces discours lénifiants volent en éclat sous l'effet décapant du burlesque. Elle le joue actuellement à Paris au théâtre de poche, 26 rue Jean Moinon dans le Xème arrondissement, les samedis 1er, 8 et 15 mars prochain.

SALUTAIRE.




mercredi 19 février 2014

Joie, amour, générosité...

... et partage sans aucun cynisme, ni égo, ni prétention, ni pose d'aucune sorte. Une grande rigueur d'écriture mais toujours au service du moment présent, de l'interplay, de l'échange qui permettent une liberté totale et favorise la prise de risque collective. Un travail charpenté par des décennies de musique en héritage, un langage unique et universel, neuf et classique, où je retrouve tout ce qui a toujours fait les plus grands chefs d’œuvre, quelque soit le style. Un orchestre composé de musiciens confirmés et d'élèves et où cette distinction disparaît dès les premières secondes. La musique de Guillermo Klein est un modèle pour moi....



... et tout le contraire de l'ONJ dont on m'a tant accusé d'avoir osé critiquer la nomination du nouveau directeur sans avoir entendu une note de cet orchestre encore en devenir, comme si je n'avais pas été écouter la musique d'Olivier Benoit. La création* qui a été présentée à Sons d'Hiver ne fait malheureusement que confirmer mes prédictions. Je continuerai par conséquent d'affirmer que le jazz est otage en France de deux pôles  - public/institutionnel et privé - qui ne rendent vraiment pas justice aux musiques qui se jouent aujourd'hui partout dans le monde. J'attends avec impatience que les faits me donnent tort.


*Vous noterez que je mets ce mot en italique. Finalement, les créations sont toujours bâclées. Regardez l'état du monde que Dieu a fait en sept jours.... surtout n'oubliez pas de revenir à la vidéo plus haut qui est la raison de ce post.

Sur la culture en France et son corolaire, la création, je vais bientôt poster la "conférence gesticulée" de Franck Lepage, dont la jeune comédienne Raphaëlle Adritti semble s'être inspirée pour son spectacle "Madame La Culture"... Entre ces deux propositions, tout est dit. Patience, ça vient !