samedi 16 avril 2016

Festival de

Lu à propos du Festival de jazz de Nice ;

La programmation du nice jazz festival 2016 à été dévoilée. Au programme cette année du 16 au 20 juillet Melody Gardot (la marraine du festival), Robert Plant, Massive Attack, Ibrahim Maalouf, Youssou N’Dour, Abdullah Ibrahim, George Clinton, John Scofield, Brad Mehldau, Mark Guiliana, Snarky Puppy, ou encore le trompettiste Avishai Cohen. En hommage à David Bowie Chaque soirée portera le nom d'un des albums de la star décédée au début de l'année.

Quand les festivals de jazz commémorent la mort de David Bowie, mais surtout pas celles de Phil Woods, Mark Murphy, Paul Bley, John Taylor, Eddy Louis, Gunther Schuller, Ornette Coleman, Marcus Belgrave, Bob Belden, Lew Soloff, Orrin KeepNews, Clark Terry, tous disparus en 2015.... Bon c'est vrai qu'ils ont été moins importants pour le jazz que David Bowie.



Si vous avez le courage (moi j'ai coupé à "une musique qui a été reglamourisée..."), vous pouvez visionner l'interview de Sébastien Vidal, directeur artistique du festival (également du festival Django Reinhardt de Samois sur Seine, du Duc des Lombards et de la radio parisienne TSF jazz... et l'homme par qui ce blog est arrivé), où il nous explique les raisons de ce choix. C'est à dire, exactement ce qui nous consterne et que nous dénonçons ici depuis 5 ans. Une fois de plus, il faut saluer la constance avec laquelle il incarne, par son action, toutes les dérives bling-bling qui creusent le fossé entre les formes très variées, riches et complexes de cette musique et l'idée que s'en fait le public.

11 commentaires:

  1. Hello Laurent !!!!...tout se confirme...Vidal je te rappelle que je l'ai introduis à Samois pour le Festival 3 ans avant que de quitter l'association...comme présentateur après le départ d'André Francis...Dès le début j'ai senti chez lui la fibre arriviste et démagogique...il confirme et fait très fort...ce garçon est bouffi...d'orgueil...et il y a des conséquences physiques..l'interview est non seulement consternante quand à la confusion entretenue, mais aussi pare qu'elle est ouvertement et sans complexe une escroquerie culturelle et intellectuelle...pauvre Phil, pauvre Clark..et tous les autres...pauvres nouveaux talents qui n'auront pas de si tôt accès à la scène des festivals !!!.."gloire" et pognons...adieu le talent, la sincérité...venez manger dans la main du grand gourou et vous aurez peut-être l'occasion de vous faire entendre !!..

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  2. Je pense qu'il va falloir, comme à la radio, imposer des quotas afin de permettre aux artistes français et plus généralement européens de se produire, et au public de les découvrir ...

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  3. Merci de ne pas céder à l'invective dans votre commentaire. L'objet de ce blog n'est pas le lynchage médiatique et toute attaque personnelle sera systématiquement supprimée.

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  4. Yes!!...dont acte ...je formulerai ça autrement...." un monsieur qui s'appelle SB...par ambition démesurée est devenu un personnage incontournable de la sphère dite jazz...c'est son omniprésence et surtout ses conséquences qui sont l'objet de ma critique...pas le bonhomme...c'est comme en politique, quand on critique un programme celui qui le porte est nommé, mais c'est son action qui en est l'objet...

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  5. J'ai du mal à comprendre ce qui est dénoncé ici. Quel est l'intérêt de séparer musique et jazz? En quoi vouloir rendre hommage à David Bowie est un problème? Il n'a peut-être pas contribué au jazz, mais à la Musique si, clairement. Demander au jazz de revisiter Bowie, c'est plutôt sympa comme idée. Vous n'êtes vraiment pas clair. Et je vois pas en quoi le fait que certains proposent du jazz "populaire" vous empêche de vivre et de travailler. Enfin bref, si je vous dis ça, c'est qu'on ne sait pas vraiment si vous défendez une cause, ou si juste vous pleurnichez parce que le voisin a une recette qui marche et pas vous (en profitant au passage de traiter un petit coup ce grand ennemi -le public- de crétin ignare, qui si il préfère écouter Bowie revisité par le "jazz commercial", c'est parce que comme d'habitude il a de la merde dans les oreilles, en tout cas trop pour apprécier cet art siii subtil qui par contre trouve grâce à vos doctes oreilles.).

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    1. Le problème avec cette politique de programmation, c'est que le jazz est de moins en moins présent dans les festivals. Le nier, c'est être de mauvaise foi, ou complètement ignorant de la situation.

      "le voisin a une recette qui marche et pas vous". De quoi parlez-vous ?

      Je ne m'en prend nullement au public, je m'en prends aux programmateurs. Le public, comme les musiciens, sont les otages de ces gens. Ce sotn eux qui font barrage, qui filtrent sur des questions purement commerciales, bloquant ainsi toute une production qui n'a plus accès aux festivals de jazz.

      Vous ne dites rien sur le fait que nombre de musiciens de jazz de premier plan sont partis depuis un an, et que c'est David Bowie qui est à l'honneur dans un festival de jazz ! Le jour où des festivals de rock rendront hommage à Paul Bley, j'arrêterai de "pleurnicher".

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    2. Je comprends. C'est dommage que l'amour pour le jazz soit souvent ressenti non pas comme tel, mais comme de l'arrogance vis-à-vis d'autres musiques. J'aime énormément de groupes à l'affiche de ce festival, et il faut bien avouer que vous écrivez clairement qu'ils ne sont pas dignes d'appartenir à la famille du jazz. C'est vexant.

      Je comprends que vous vouliez défendre cette musique qui vous tient tant à coeur, mais essayez de le faire avec amour, et non avec mépris pour le reste. Cette histoire de "recette", c'est pour dire: vous voulez un hommage à Paul Bley? Profitez de ce blog pour l'organiser. Ouvrez un espace rencontre, et si vous avez assez de passionnés prêts à donner un peu de temps, faites votre propre festival! Quelques musiciens talentueux, un squat sympa, quelques affiches, et c'est parti!

      Vous avez plus à gagner à vous mobiliser autour de votre passion pour construire quelque chose plutôt que pour dénigrer le travail des autres. Et j'irais au festival de Nice comme j'irais au votre, et je serais ravi d'avoir vu les deux. On l'a dit mille fois, mais on ça fait jamais de mal: faites l'amour, pas la guerre.

      J'ai feuilleté votre blog du coup pour m'en faire une idée. Beaucoup de critiques, mais peu de solutions, d'alternatives, c'est bourré d'énergie négative. La critique c'est bien, quand c'est constructif.
      Bon, après je suis personne, et je pense pas changer votre vie, j'ai juste croisé votre article au hasard, je l'ai trouvé vexant, je vous prévenais juste que ça pouvait être interprété tel quel (vu que c'est ce qui m'est arrivé). Il n'y a pas que la politique et les programmateurs qui ont tué le jazz, il y a aussi son image pédante et (comble de l'ironie pour un musicien) la fermeture d'esprit dont font souvent preuve ceux qui le défendent.

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  6. La défense du jazz passe par la revendication de sa plus grande présence dans les festivals qui portent son nom.
    Que vous aimiez des groupes de rock programmés ne change rien à l'affaire. Moi aussi j'écoute tout un tas de musique, là n'est pas la question.

    Je suis musicien et enseignant à temps plein. Chacun son boulot. Cela dit, cela ne m'a pas empêcher de travailler pendant des mois pour pondre un rapport avec 80 professionnel de cette musique, rapport rendu au ministre de la culture sur la situation du jazz. Cela n'a rien donné évidemment, mais si vous aviez pris le temps de le lire, vous auriez vu qu'il concentre une somme de solutions simples à mettre en place.

    "J'ai feuilleté votre blog du coup pour m'en faire une idée. Beaucoup de critiques, mais peu de solutions, d'alternatives, c'est bourré d'énergie négative. La critique c'est bien, quand c'est constructif."

    Faites mieux que feuilleter ce blog, lisez les liens, le rapport et la section des commentaires, avant de venir le critiquer.

    Pour finir, le jazz n'est pas MORT. Il est simplement sorti des radars du grand public à cause de la politique de programmation telle que celle du Festival de jazz de Nice.

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  7. Désolé pour le mort, j'ai oublié les guillemets, évidement non, il ne l'est pas!
    Puis-je me permettre de demander un lien vers le rapport, j'ai du coup lu tout 2016, 2015 et 2014, je ne le trouve pas, je prendrais le temps de lire les années précédentes mais ce rapport m'intéresse.
    Mais du coup j'aurais découvert un peu de Sullivan Fortner, ainsi que de vos compositions, et ce sont deux belles découvertes!

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  8. https://revolution-de-jazzmin.blogspot.com/2012/02/au-rapport.html

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    1. Merci pour le lien! Je suis désolé du ton que j'ai employé (qui traduisait juste mon ressenti au premier degré).
      Par contre je suis sérieux (parce que l'autonomie, l'auto-production, les squats etc etc c'est ma vie): un espace rencontre ou un forum sur le blog, une bonne sono (ou pas si vous préférez l'intimité du son non amplifié),un squat accueillant avec une bonne acoustique (si si ça existe), des artistes qui ne réclament pas un 4 étoiles dans le centre de Paris, des bénévoles motivés (com', accueil, bar, régie), une petite cagnotte collectie, une bonne tireuse avec de la bière locale, un pro du bbq, du vin de petit producteur savoureux mais pas trop cher, et vous l'avez votre festival! Et je vous dis pas à vous directement de tout organiser, mais grâce à votre blog, vous pouvez organiser la rencontre.
      Le jazz, comme beaucoup de pans de l'art, est aussi un combat, votre blog s'appelle "révolution", il vous faut une armée!

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